C’est un fait : l’éducation réduit la pauvreté

La pauvreté est inversement et inextricablement liée à l’éducation. Plus vous êtes éduqués, plus vous devriez être en mesure d’augmenter votre capacité de gagner un revenu pour sortir votre famille de la pauvreté. Mais, voici le hic : les personnes pauvres sont moins susceptibles d’aller à l’école. De plus, la plupart des enfants et des jeunes non scolarisés vivent dans des pays à faible revenu et ont moins de ressources pour accéder à une éducation de qualité. Cela a des conséquences tragiques et perpétue la pauvreté intergénérationnelle. En d’autres termes, les personnes pauvres restent pauvres.

Il est clair que les réponses politiques et les efforts d’aide au développement doivent viser à abaisser les obstacles pour briser ce cycle vicieux et donner aux personnes pauvres une chance d’apprendre.

Analysons le tout – Qui va à l’école, et qui n’y va pas

Commençons par quelques chiffres. Selon un document d’orientation de l’Institut de Statistiques de l’UNESCO (ISU), 263 millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés, soit un sur cinq enfants, adolescents et jeunes, un chiffre qui est demeuré constant au cours des huit dernières années. En d’autres termes, la tendance précédemment à la baisse s’est stabilisée et il n’y a pas eu d’amélioration récente du taux de déscolarisation, malgré des progrès significatifs (en particulier au niveau primaire) au début des années 2000.

D’un point de vue régional, en Afrique subsaharienne, 34 millions d’enfants d’âge primaire (soit plus de la moitié de la population mondiale non scolarisée pour ce groupe d’âge) et 62 millions de jeunes de niveau secondaire ne sont pas scolarisés. En Asie du Sud, 10 millions d’enfants et 68 millions de jeunes ne vont pas à l’école.

Dans l’ensemble, la carte ci-dessous montre que bien que dans les régions pauvres, cette tendance est encore plus prononcée : 62% des jeunes des pays à faible revenu ne sont pas scolarisés. Ce taux tombe à 47% pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, à 22% pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et à 7% pour les pays à revenu élevé.

La lutte contre la pauvreté est la clé pour scolariser tous les enfants

Il y a de multiples causes derrière la non scolarisation des enfants, notamment les conflits et la croissance de la population réfugiée, le sexe, le handicap et l’appartenance ethnique. De plus, le manque d’accès à une éducation de qualité signifie que, parfois, les enfants finissent l’école primaire sans les compétences de base qui leur permettraient de poursuivre leurs études au niveau secondaire.

La pauvreté, cependant, transcende toutes les autres barrières. Dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, les enfants des familles parmi les 20% plus pauvres sont huit fois plus susceptibles d’être non scolarisés que les enfants des familles parmi les 20% plus riches.

L’éducation est onéreuse. Les coûts directs, comme les frais de scolarité, ainsi que les coûts indirects, tels les livres et les uniformes, restent hors de portée pour de nombreuses familles pauvres. Et parce que l’accès à l’école secondaire n’est souvent pas obligatoire, il est plus logique pour les familles pauvres d’envoyer leurs enfants au travail et, pour les filles de se marier en bas âge, ce qui réduit le coût de leur entretien pour les finances familiales.

Cela renforce encore le cycle intergénérationnel de la pauvreté. Des millions d’enfants et de jeunes ne vont pas à l’école parce que leurs familles ne peuvent tout simplement pas se le permettre. Pourtant, en même temps, l’éducation est le principal moyen de sortir de la pauvreté.

L’éducation est une étape cruciale dans la réduction de la pauvreté

La recherche montre que chaque année supplémentaire de scolarité peut augmenter le revenu d’une personne d’au moins 10%. En fait, le document de l’ISU montre que seulement deux années supplémentaires d’études secondaires pourraient aider à sortir 60 millions de personnes de la pauvreté. Si tous les adultes avaient fait des études secondaires, 420 millions de personnes pourraient sortir de la pauvreté. C’est impressionnant!

Une personne éduquée possède davantage de compétences et de connaissances qui, ensemble, augmentent sa productivité. Une personne plus instruite cherchera de plus des moyens de diversifier ses sources de revenu. Les personnes éduquées sont également plus résilientes au changement – économique, environnemental et personnel.

L’éducation est particulièrement stimulante pour les filles et les femmes. Les mères, en mesure de rendre des meilleures décisions pour leur famille, peuvent avoir un impact profond sur l’élimination de la pauvreté. Elles peuvent choisir d’avoir moins d’enfants et de s’assurer que leurs enfants ont accès à la vaccination, aux soins médicaux, à une meilleure nutrition et à la scolarisation.

FAIT: une mère éduquée est plus susceptible d’envoyer ses propres enfants à l’école. Cela peut briser les effets intergénérationnels persistants de la pauvreté et de l’inégalité.

Alors qu’est-ce qui est fait?

À l’échelle mondiale, l’objectif de développement durable pour l’éducation (ODD 4) se fonde sur les succès d’initiatives antérieures, mais avec un focus élargi, visant à inclure l’école secondaire dans l’éducation universelle pour tous. En fait, l’objectif déclaré est d’«assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie».

Cela implique des objectifs qui, par exemple, évolueront vers une éducation gratuite et universelle aux niveaux primaires et secondaires d’ici 2030, l’enseignement préscolaire, la formation des enseignants, l’égalité des sexes dans l’accès à l’éducation et une éducation de meilleure qualité pour que les élèves puissent réellement apprendre.

De notre côté, plusieurs de nos projets des dernières années se sont concentrés sur les élèves du secondaire – en offrant la possibilité aux enfants que nous avons appuyés au niveau primaire de poursuivre leurs études. Cette année, nous travaillons avec MWEDO, à travers la Fondation Stephen Lewis, pour éduquer 100 filles du Masai Mara en Tanzanie. Cette population rurale pauvre est généralement sous-scolarisée, en particulier les filles qui sont souvent mariées à l’âge de 15 ans. Vous pouvez en apprendre davantage sur notre projet ICI.

À la Fondation 60 millions de filles, nous croyons sincèrement que l’éducation de tous les enfants et jeunes, en particulier les filles, est essentielle pour réduire la pauvreté et améliorer le bien-être individuel. Travaillons ensemble pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école et d’apprendre.

 

Pourquoi nous avons besoin de données pour plaider en faveur de l’éducation des filles

Ce blog a également été publié (en anglais) sur le blog de l’ISU « Data for Sustainable Development » et sur le blog de Partenariat Mondial pour L’Éducation.

La Journée internationale de la femme, le 8 mars, est l’occasion d’une réflexion sur les succès obtenus par les femmes et les filles à travers le monde en faveur de l’égalité des sexes. Mais comme le suggère le thème de la journée, nous devons également considérer les défis à venir.

Les progrès réalisés n’impliquent pas en soi un meilleur avenir – nous devons nous garder de toute complaisance et continuer à faire pression pour le changement.

En termes d’éducation au niveau mondial, cela signifie que tous les enfants devraient être à l’école, devraient apprendre et développer les compétences dont ils ont besoin pour augmenter leurs revenus et contribuer au développement de leurs communautés.

Dans l’ensemble, plus d’enfants sont scolarisés qu’auparavant – notamment plus de filles – mais de nouvelles données de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) révèlent également que le nombre d’enfants non scolarisés, âgé de 6 à 17 ans, a stagné à 263 millions. Cela signifie que le monde continue de perdre les contributions potentielles de millions d’enfants privés d’éducation en raison d’obstacles tels que la pauvreté et la discrimination sexuelle.

La maîtrise du contexte est cruciale pour la mise en œuvre de projets éducatifs

La Fondation 60 millions de filles, basée à Montréal, soutient des projets d’éducation dans les communautés ayant des besoins élevés dans les pays en développement. Comprendre la dynamique entre genre, éducation et pauvreté est essentiel pour notre travail. Les données aident à confirmer les constats et guident notre réflexion en orientant les fonds là où ils sont le plus nécessaires.

Un projet d’éducation rurale au Guatemala. Source: Change for Children

Par conséquent, nous avons concentré nos efforts sur les filles vivant dans les zones rurales ou les camps de réfugiés où l’enseignement traditionnel est soit inexistant, soit comporte des risques tels que la violence sexuelle ou sexiste, ou ne fournit pas aux enfants les compétences dont ils ont besoin pour se sortir de la pauvreté.

Les données se sont révélées extrêmement utiles pour contextualiser l’environnement scolaire des enfants autochtones dans la région de Bosawas au Nicaragua, par exemple, où nous avons financé un projet en 2015, et dans les zones rurales du Guatemala, où nous travaillons cette année.

Alors que les statistiques régionales montrent globalement des taux de scolarisation élevés, la situation spécifique de ces communautés révèle que les populations autochtones, en particulier les filles, ont échappé au radar et ont un accès à l’éducation beaucoup moindre que la population générale.

En tant que défenseurs de l’éducation, comprendre le contexte auquel les enfants sont confrontés dans leurs communautés est primordial pour comprendre quel type de projet répondra véritablement à leurs besoins. C’est également utile pour expliquer les besoins aux personnes qui nous soutiennent et à nos bailleurs de fonds. Publiés sur les réseaux sociaux et sur nos blogs, les outils de cartographie des données, tels que les eAtlas de l’UNESCO, sont utiles pour illustrer les besoins en termes de soutien et leur importance.

Les données nous indiquent que les filles restent désavantagées dans les pays à faible revenu

Globalement, le nombre de filles et de garçons non scolarisés a lentement convergé et, en 2016, on comptait 131,3 millions de garçons non scolarisés et 131,7 millions de filles non scolarisées dans tous les groupes d’âge. Cependant, les chiffres régionaux et nationaux désagrégés montrent des désavantages persistants pour les filles dans les pays à faible revenu.

L’indice ajusté de parité entre les sexes de l’ISU a diminué de manière constante au cours de la décennie jusqu’en 2011, mais a progressé au cours des quatre dernières années.

De plus, l’indice montre que les filles en âge de fréquenter le primaire sont les plus désavantagées en Asie centrale, en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, trois des régions les plus pauvres du monde.

Il est intéressant de constater, à l’exception des enfants en Afrique subsaharienne, qu’une fois à l’école, les filles ont tendance à mieux réussir que les garçons, ce qui rend particulièrement affligeant l’impact de la baisse des opportunités pour les filles au niveau de l’école primaire.

L’éducation de qualité a un impact majeur sur la pauvreté

Nous savons que l’éducation d’une fille a des conséquences importantes sur la réduction de la pauvreté dans le monde. Chaque année supplémentaire de scolarité peut augmenter de 20 % le potentiel de gains futurs d’une fille. Il existe aussi un fort impact intergénérationnel, car une femme éduquée est davantage susceptible d’envoyer ses propres enfants à l’école, aidant ainsi à rompre le piège de la pauvreté qui maintient tant de familles démunies d’une génération à l’autre.

Les recherches montrent que la qualité de l’éducation est l’élément crucial du développement des compétences et crée de meilleures opportunités pour la croissance des salaires des ménages. Pourtant, les données nous indiquent que même les enfants qui vont à l’école n’apprennent pas. Selon l’ISU, 617 millions d’enfants et adolescents (soit 6 sur 10) n’atteignent pas les niveaux de compétence minimum en lecture, écriture et en mathématiques.

Lorsque Wanda Bedard, présidente et fondatrice de 60 millions de filles a visité un projet financé dans la région de Koinadugu au nord de la Sierra Leone, son constat a confirmé les tendances observées dans les données au niveau mondial : la mauvaise qualité de l’éducation avait un impact négatif sur l’apprentissage.

Dans l’espoir d’établir des « correspondances », un groupe d’élèves montréalais particulièrement entreprenants a donné des lettres à Wanda pour qu’elle les transmette aux écoliers locaux. Malheureusement, les enfants des villages ruraux éloignés étaient à peine capables de lire les lettres ou d’élaborer des réponses cohérentes. Nous avons décidé de concevoir un, système d’apprentissage extrascolaire mobile pour les filles et les garçons, afin de combler cette lacune.

Il est plus que temps de se mobiliser en faveur de l’éducation des filles

En cette journée internationale de femme, rappelons-nous que, même s’il est à noter une réduction au niveau global des discriminations sexistes dans le domaine de l’éducation (autant de garçons que de filles étant désormais non scolarisés), les données montrent que dans les régions à faible revenu et les communautés pauvres, les filles continuent de faire face à des obstacles plus élevés que les garçons en matière d’éducation, et que beaucoup d’enfants qui vont à l’école n’y apprennent pas.

Mobilisons-nous et faisons de notre mieux, grâce à une meilleure utilisation des données, pour que tous les enfants – filles et garçons – aillent à l’école et y apprennent.

Éduquer les Enfants, Un à la Fois

Dans un monde où les besoins sont si grands, le mot « millions » génère-t-il peu d’empathie?

Dans notre monde axé sur les données, les chiffres font partie importante du paysage de l’information alors que nous tentons de saisir l’ampleur des problèmes qui nous entourent. Être informés de la situation de millions de personnes fuyant la guerre et les difficultés économiques, alors que de millions d’autres n’ont pas accès à l’éducation, fait appel à notre compassion et à notre empathie en vue de reconnaître l’ampleur des besoins dans le monde.

Nous sommes appelés à faire ce que nous pouvons pour aider, au nom de notre humanité commune. Toutefois, ce garçon fuyant la guerre ou cette fille incapable d’aller à l’école parce que ses parents n’ont pas les moyens d’éduquer leurs enfants, aurait pu être vous. Cela aurait pu être votre enfant. Sauf qu’ils sont nés ailleurs et dans d’autres circonstances.

Les besoins sont si grands et, quand nous entendons ces histoires de souffrance mêlées d’espoir et de recherche d’un avenir meilleur, nous aimerions donner tout ce que nous pouvons et faire notre petite part pour aider à soulager ces individus aux prises avec les affres de la guerre ou qui n’ont pas accès à l’éducation.

Nous avons maintenant accès à plus d’informations que jamais auparavant, sans que cela n’ait contribué à accroître notre compassion.

Lorsque nous entendons parler de millions de personnes en détresse, beaucoup se distancient, incapables de traiter l’information et l’ampleur de la situation. C’est un fait qui a été mis au jour et étudié par le chercheur et psychologue, Paul Slovic de l’Université de l’Oregon.

En raison d’un phénomène qu’il appelle l’engourdissement psychique ou l’atténuation de la compassion (compassion fade), le Dr Slovic explique que ces grands chiffres nous submergent. Au lieu de nourrir notre compassion, ils transforment la recherche d’empathie en apathie. Beaucoup d’entre nous sommes maintenant désensibilisés.

Pourtant, alors que nous nous distancions des chiffres qui nous effrayent, nous avons toutefois accès à un grand bassin d’informations pour prendre de meilleures décisions politiques et cibler le plus vulnérables en cette époque axée sur les données.

Dans le cas de l’éducation, la disponibilité des données a été extrêmement utile pour identifier les enfants non scolarisés pour ce qui est des différents groupes d’âge, tranches de revenu et lieux de naissance. Nous savons, par exemple, que plus de la moitié des enfants d’âge primaire non scolarisés vivent en Afrique subsaharienne.

Nous savons dans quels pays vivent les enfants non scolarisés, le niveau de revenu de leurs familles et s’ils vivent en milieu rural ou urbain. Nous savons combien d’enfants sont allés à l’école et ont abandonné, ainsi que combien d’entre eux ont commencé l’école en retard.

En raison des progrès réalisés dans la collecte de données fiables, nous savons que les filles sont globalement plus susceptibles que les garçons d’être privées d’éducation. Les filles non scolarisées ont de plus beaucoup moins de chances de retourner aux études que les garçons après avoir décroché.

Nous savons que les enfants réfugiés sont beaucoup moins susceptibles d’être scolarisés que tous les autres enfants dans le monde (source: UNHCR, 2016, « Left Behind: Refugee Education Crisis »).

Et nous savons que même les enfants qui vont à l’école n’apprennent souvent pas comme il se devrait. Ils ne satisfont pas aux normes de compétence de base en lecture et en écriture et, sans intervention, même ceux qui fréquentent l’école risquent de ne pas avoir les compétences nécessaires pour aller de l’avant, malgré l’investissement important de leur famille dans leur éducation.

Mais ces enfants se chiffrent par millions et cela nous inquiète.

Voici les chiffres :

617 millions d’enfants qui ne répondent pas aux normes minimales de compétence en lecture et en écriture.
 264 millions d’enfants et d’adolescents non scolarisés d’âge scolaire primaire et secondaire, dans le monde.
 202 millions d’enfants en Afrique subsaharienne qui n’apprennent pas, soit neuf enfants sur dix dans la région.
 131 millions de filles non scolarisées d’âge primaire et secondaire, à l’échelle mondiale.
 64 millions d’enfants non scolarisés en âge d’aller à l’école primaire, dans le monde.
 32 millions d’enfants non scolarisés en âge d’aller à l’école primaire en Afrique subsaharienne.
 6.4 millions d’enfants réfugiés qui ont été déplacés en raison de conflits et de catastrophes.
 3.5 millions d’enfants réfugiés non scolarisés.

Source: ISU et HCR

En d’autres termes, nous avons toutes les informations dont nous avons besoin pour faire une différence. Mais les solutions exigent la contribution de tous – sans égard à l’ampleur du besoin et à cause de celle-ci.

Un des aspects les plus inquiétants de notre incapacité à ressentir de l’empathie pour un grand nombre de personnes est que, même lorsque le nombre d’enfants dans le besoin augmente seulement de un à deux, notre envie de donner diminue.

Dr. Slovic explique ceci ICI.

Les images émouvantes d’un jeune enfant, tel que celles du petit Aylan Kurdi, âgé de deux ans, qui a péri sur les rives de la Grèce alors qu’il essayait d’échapper au conflit en Syrie avec sa famille, ont influencé l’opinion publique pendant quelques mois. Cela démontre que nous nous soucions des individus, illustre le Dr Slovic.

Mais quand la photo d’un enfant est accompagnée d’informations expliquant l’ampleur des besoins, les dons diminuent.

Également, plus le problème date, moins nous aurons envie de nous engager envers celui-ci. Nous donnons davantage dans le cadre de crises ponctuelles, telles que des ouragans ou des tremblements de terre qui sont souvent accompagnés d’une exposition médiatique massive et pourront éventuellement être réglés (nous savons que la situation pourra éventuellement être rétablie). Toutefois, des problèmes chroniques tels que des millions d’enfants non scolarisés ou en difficultés d’apprentissage nous semblent insurmontables.

Nous avons l’impression qu’il est impossible de répondre à des besoins d’une telle urgence avec un don de 20 $, ou 100 $ ou 1 000 $.

Mais, si nous mettons de côté les chiffres, chaque enfant touché par une urgence humanitaire ou un besoin chronique est un individu ayant autant d’humanité que nous.

Chacun a des rêves d’avenir, souhaite vivre avec sa famille et ses amis. Ces enfants pourraient être des enseignants, des médecins, des avocats ou des poètes, mais nous ne connaîtrons jamais leur potentiel s’ils n’ont pas la chance d’aller à l’école

Alors, est-ce important si cet enfant fait partie des 264 millions d’enfants et d’adolescents non scolarisés? Si notre investissement peut avoir une incidence sur une vie, cela n’en vaut-il pas la peine?

La Fondation 60 millions de filles est profondément engagée à rejoindre les enfants dans le besoin. Les projets que nous avons soutenus au cours de la dernière décennie ont fait la différence pour eux. Nous ne pourrons peut-être pas résoudre le problème des 264 millions d’enfants et d’adolescents non scolarisés ou des 617 millions d’enfants qui n’apprennent pas comme il se doit. Toutefois, donner à un enfant la confiance nécessaire pour apprendre et exceller fera une différence importante dans la vie de celui-ci.

Pour en savoir plus sur le travail de la Fondation, visitez notre site Web à 60millionsdefilles.org.

 

L’utilisation des technologies mobiles en Sierra Leone permet d’apprendre en s’amusant

Ce billet du blogue a été publié pour la première fois sur le blogue Éducation pour tous du Partenariat mondial pour l’éducation

Des labos mobiles d’apprentissage donnent aux enfants accès à de véritables mines de matériel pédagogique pour renforcer l’apprentissage fait en classe, même dans des lieux non connectés

Nous savons qu’une éducation de qualité est essentielle au développement économique. Elle a également un impact tout au long de la vie sur la santé, l’émancipation des femmes, l’environnement et participe à la construction de la paix. En un mot, les investissements dans une éducation de qualité génèrent d’énormes dividendes.

Au niveau personnel, les familles veulent savoir que les investissements qu’elles font dans l’éducation de leurs enfants valent le sacrifice qu’ils impliquent souvent. Elles veulent savoir que leurs enfants apprennent et qu’ils pourront progresser dans la vie.

Une éducation de qualité nécessite beaucoup plus d’enseignants

Mais d’importants obstacles entravent l’offre d’une éducation de qualité. Par ailleurs, dans de nombreux pays, des classes chargées et une formation des enseignants à la traîne signifient que, si le nombre d’enfants scolarisés est plus élevé que jamais, ceux-ci ne bénéficient pas forcément de toute l’attention dont ils ont besoin.

En Sierra Leone, par exemple, si la quasi-totalité des filles et garçons en âge de fréquenter le cycle primaire sont scolarisés, le taux brut de scolarisation dans le cycle secondaire n’est que de 43 %. Compte tenu de la pénurie d’enseignants qualifiés, il sera difficile de satisfaire à la demande d’une scolarisation accrue et de meilleure qualité.

L’Institut de la statistique de l’UNESCO estime qu’au niveau mondial, les écoles auront besoin de 69 millions d’enseignants supplémentaires d’ici 2030 pour compenser le manque d’effectif et augmenter le taux de scolarisation.

Utiliser la technologie mobile afin de donner aux enfants davantage d’outils pour apprendre

Pour la Fondation 60 millions de filles  la technologie est la voie du progrès, non pas pour remplacer les programmes scolaires ou concurrencer les enseignants locaux, mais pour compléter leurs efforts.

Le Labo Mobile d’Apprentissage périscolaire est conçu dans ce but.

Basé sur l’apprentissage auto-dirigé, il personnalise l’éducation et la façon dont se produit l’apprentissage en dehors de la salle de classe dans le monde réel et tout au long de la vie.

Cette méthode est non seulement logique, mais elle est alignée sur l’Objectif de Développement durable en matière d’éducation, qui consiste à « garantir à tous une éducation inclusive et équitable de qualité, ainsi que des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie. »

Les enfants qui ont besoin d’une aide supplémentaire auront à leur disposition les outils nécessaires. Ceux qui désirent progresser dans leur apprentissage d’une matière particulière pourront également le faire.

Un accès facilité à la technologie est essentiel

La technologie utilisée dans le Labo Mobile d’Apprentissage est simple, peu coûteuse, facilement transportable et ne nécessite pas de connexion Internet, aspect essentiel dans les villages isolés où la connectivité n’est pas toujours aisément disponible.

Notre projet, basé dans le district de Koinadugu en Sierra Leone, offre aux élèves de 4ème, 5ème et 6ème année de cinq communautés différentes, des heures annuelles d’apprentissage à un coût opérationnel annuel de moins de 0,08 cent par élève (comprenant un système de recharge solaire).

Le RACHEL-Plus permet aux enfants d’accéder à des logiciels pédagogiques pré-téléchargés, des livres d’histoires et bien plus encore.

Un appareil RACHEL-Plus (Remote Area Community Hotspot for Education and Learning), petit appareil qui tient dans la paume de la main, peut stocker jusqu’à 500 GB de contenu et servir de serveur Wi-Fi pour la connexion simultanée de 50 tablettes. Il permet ainsi aux enfants d’accéder à un logiciel éducatif préalablement téléchargé, tels que des tutoriels de maths ou de sciences sur KA Lite (la version hors ligne de Khan Academy), le logiciel d’alphabétisation interactif Fantastic Phonics, des livres de récits et bien davantage encore.

Adapter le contenu au contexte

Plus généralement, le contenu est entièrement adaptable aux besoins locaux et peut être mis à jour en conduisant l’appareil dans un lieu possédant une connexion Internet. RACHEL-Plus étant un appareil de type « plug and play » et les composantes étant toutes des logiciels open source, nul besoin de spécialiste informatique.

Lors de l’installation du Labo Mobile d’Apprentissage, nous avons porté une attention toute particulière à la qualité du contenu mis à la disposition des enfants : celui-ci devait être intéressant et amusant, pertinent et disponible hors ligne.

A cette fin, nous avons collaboré avec une société technologique de Montréal afin de traduire Fantastic Phonics dans un format hors ligne pouvant être téléchargé dans RACHEL-Plus. Nous avons également trouvé des documents de référence comportant du contenu ayant un intérêt local et des livres électroniques écrits par des auteurs locaux ; nous savons tous que le pouvoir des histoires lues vient des leçons qu’on peut en tirer.

Garantir l’implication de la communauté

L’implication de la communauté locale est essentielle au succès du programme. Notre partenaire à Koinadugu collabore étroitement avec les communautés et les familles pour s’assurer le soutien des parents afin que les enfants puissent rester après l’école et participer aux activités du Labo Mobile d’Apprentissage.

La communauté locale est également une composante clé dans la sécurité et le fonctionnement du Labo Mobile d’Apprentissage : un coordinateur doit brancher les tablettes aux bornes de recharge solaire le soir et les ranger dans leur coffret sécurisé lorsqu’elles ne sont pas utilisées, afin de les conserver et d’empêcher tout vol ou dégât.

Nous espérons que ce programme améliorera non seulement les acquis scolaires, mais accompagnera également la curiosité intrinsèque des enfants pour l’apprentissage. Les résultats d’un test pilote initial sont encourageants.

Une des principales conclusions est que les enfants apprécient les nouveaux outils d’apprentissage : 86 % d’entre eux sont revenus au centre d’apprentissage initial, et les scores en mathématiques se sont améliorés (il convient cependant de noter que les enfants du projet pilote n’avaient accès qu’à KA Lite).

Une évaluation supplémentaire des compétences des enfants en maths, lecture, écriture, ainsi que des compétences non cognitives aura lieu à la fin du cycle actuel afin d’estimer l’impact du programme sur les résultats de l’apprentissage.

Compléter l’apprentissage en classe même en situation de crise

Nous savons que les obstacles à l’éducation sont très conséquents dans les communautés pauvres et rurales, mais nous pensons cependant que ce concept d’apprentissage périscolaire auto-dirigé peut compléter l’enseignement traditionnel en classe, en particulier lorsque les manuels scolaires et les enseignants totalement formés viennent à manquer.

En temps de crise, le Labo Mobile d’Apprentissage peut venir à la rencontre des enfants. Lorsqu’Ebola a frappé la Sierra Leone au cours de notre petit projet pilote, et que les enfants ne pouvaient plus venir à l’école ou se réunir en grands groupes, notre partenaire a pu venir avec le Labo à la rencontre des enfants.

Le Labo Mobile d’Apprentissage est finalement conçu afin d’améliorer la qualité de l’éducation dans le but d’obtenir de meilleurs résultats de l’apprentissage et de favoriser la curiosité intrinsèque des enfants pour l’apprentissage.

 

Les Projets 2017 Apportent l’Éducation aux Enfants Vulnérables

L’accent sur la participation de la communauté assurera le succès à long terme

Hourra! Nous sommes ravis d’annoncer notre nouveau projet visant à financer l’éducation secondaire de 100 filles de Massaï Mara, en Tanzanie. Nous nous associons à la Fondation Stephen Lewis pour fournir non seulement des services d’éducation, mais aussi des services complets afin que cette population vulnérable dispose des outils et des ressources nécessaires pour apprendre, progresser et réussir ses études. Autonomiser ces jeunes femmes et travailler avec leur communauté pour promouvoir l’importance de l’éducation des filles leur donneront les outils nécessaires pour échapper au cycle de la pauvreté. Vous trouverez ICI tous les détails concernant ce projet.

Nous savons que l’éducation peut être transformatrice et que, dans les régions où les filles ne sont pas toujours considérées comme égales ou aussi importantes que les garçons, il est crucial d’encourager leurs communautés à soutenir l’éducation des filles. L’éducation des filles aide toute une communauté à devenir plus en santé et plus prospère. Les données montrent qu’une fille instruite est plus susceptible d’attendre avant de se marier et d’avoir des enfants et, lorsqu’elle commence une famille, elle est équipée pour fournir une meilleure nutrition à ses enfants, pour s’assurer qu’ils reçoivent des soins de santé et qu’ils aillent à l’école. Les femmes instruites ont un revenu plus élevé, ce qui peut aider leur famille à échapper à la pauvreté et peut lui donner une place plus élevée au sein de sa famille et de sa communauté. Enfin, l’éducation favorise un plus grand respect de l’environnement ainsi que des taux d’implication et de participation politiques plus élevés.

Dans les communautés pastorales très traditionnelles de Tanzanie, l’éducation secondaire des filles sera transformatrice. La Fondation Stephen Lewis écrit que « …. les filles de Massaï sont traditionnellement mariées quand elles ont quinze ans, et que, seulement 1 sur 100 filles a accès à l’éducation secondaire. Ce manque d’accès à l’éducation conduit à une génération de femmes qui souffrent de grossesses précoces et non désirées, d’infection au VIH, de violence sexiste, d’analphabétisme, de pauvreté et de faim. Les filles Massaï ne sont pas encouragées à connaître leurs droits ou à réfléchir et à acquérir les outils nécessaires pour réaliser leurs rêves et saisir les opportunités. Sans l’espoir de terminer un cycle éducatif complet, il y a peu d’espoir de changement, de sécurité physique ou émotionnelle et d’indépendance fiscale… Et, le cycle se poursuit. »

Le projet Sierra Leone met l’accent sur l’utilisation de la technologie pour accroître l’apprentissage

De plus, nous poursuivons notre engagement de financer pendant deux ans le projet de notre partenaire CAUSE Canada, en Sierra Leone. Ce projet se concentre sur la mise en œuvre de notre nouveau Laboratoire d’apprentissage mobile pour mettre à jour du matériel d’apprentissage riche et interactif pour les enfants de cette communauté rurale qui ont peu accès aux manuels d’enseignement traditionnels ou même à des enseignants formés.

Afin de soutenir l’alphabétisation par les pairs, des facilitatrices, soit des jeunes femmes de la communauté qui vont à l’école secondaire, travaillent également avec les enfants d’âge préscolaire dans le cadre de ce projet. Ce mentorat par les pairs encourage les jeunes filles à améliorer leurs compétences en lecture et constitue un exemple positif de ce qui est possible de faire afin de les aider à rester à l’école pour apprendre. Vous pouvez lire ce projet ICI.

La fondatrice et présidente de 60 millions de filles, Wanda Bedard, s’est rendue en Sierra Leone en novembre dernier pour mettre en œuvre le premier Laboratoire d’apprentissage mobile et constater les réactions des enfants envers ce nouvel outil. Ils l’ont adoré! Son blogue sur la Sierra Leone explique ce qu’elle a fait et l’impact attendu sur les enfants quant à leur accès à cette ressource d’apprentissage incroyablement informative et amusante.

Ensemble, ces deux projets, l’un traditionnel et l’autre utilisant les nouvelles technologies pour répondre aux besoins éducatifs des élèves, seront au cœur de notre campagne de financement de 2017. Nous visons à recueillir au moins 200 000 $ cette année pour appuyer ces nobles causes et nous savons que, avec VOTRE aide, nous pourrons y arriver.

Merci!

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Notes de la Sierra Leone : le Premier Test

Introduction du Laboratoire d’apprentissage mobile

 Par Wanda Bedard, fondatrice et présidente de 60 millions de filles

Je suis bouleversée…. Si je devais écrire les résultats de notre premier test du Laboratoire d’apprentissage mobile, je n’aurais pas pu imaginer un meilleur scénario. Et, si je n’avais pas été là pour le voir moi-même, je ne l’aurais probablement pas cru.

L’ÉQUIPE COMPREND :

Samuel et Matthew – spécialistes en TI de CAUSE, qui travaillent avec le programme d’alphabétisation par les pairs (AP), la bibliothèque mobile et les programmes CIAR (Centre intégré d’apprentissage et de ressources) après l’école.

Balla Musa – membre de CAUSE, qui supervise le programme AP et une partie du programme CAUSE Kids.

Barb – membre de CAUSE, qui travaille spécifiquement sur notre projet d’évaluation ainsi que sur le programme AP.

 UN PEU DE CONTEXTE

Nous avions installé le Laboratoire d’apprentissage mobile, le RACHEL Plus et 30 tablettes au CIAR et nous avions demandé à quatre écoles primaires locales de nous envoyer chacune 5 à 10 élèves de cinquième année. Aucun de ces élèves n’avait jamais participé au programme d’alphabétisation par les pairs de CAUSE. Trente-deux étudiants se sont présentés : 19 garçons et 13 filles. CAUSE a laissé les enseignants de ces écoles décider qui inviter.

Notre objectif initial était de voir comment les enfants allaient réagir avec les tablettes – ce serait une première étape importante pour comprendre comment notre idée d’autoapprentissage dirigé allait se concrétiser. L’intention derrière notre projet est d’offrir, après l’école, un accès à des logiciels éducatifs hors ligne pour améliorer les résultats d’apprentissage et soutenir la motivation intrinsèque des élèves à apprendre. Avec de grandes classes et des professeurs mal formés, nous cherchions une autre façon d’apprendre aux enfants par le biais de la technologie.

LE TEST

La session devait débuter à 15 h au CIAR. Nous avions installé 40 chaises avec une table et un accoudoir. Nous avions préparé de l’eau pour chacun des enfants ainsi qu’un registre afin qu’ils puissent signer. Leurs enseignants sont également venus avec les enfants, bien qu’il leur ait été dit qu’ils ne pouvaient qu’observer. On leur avait seulement mentionné que CAUSE voulait tester un nouvel outil d’apprentissage avec les enfants. Mais, ils ont insisté pour rester, car ils étaient curieux.

La moitié des enfants sont arrivés à 15h, l’autre moitié, à 15h30. Donc, le premier groupe d’enfants a dû attendre 30 minutes sans rien à faire. Samuel et Matthew discutaient avec eux et les distrayaient. Lorsque les étudiants sont finalement arrivés, ils se sont assis à côté de leurs camarades de classe et les professeurs se sont assis à l’arrière de la salle.

À 15h45, Samuel et Matthew ont distribué les tablettes éteintes. Chaque enfant en a reçu une, à l’exception de deux couples d’étudiants qui ont dû les partager. Nous n’avons pas donné d’écouteurs. Juste avant de distribuer les tablettes, Samuel a demandé à chacun des enfants si eux ou leur famille avaient un téléphone cellulaire. Trois ou quatre enfants ont répondu que oui. Aucun d’eux n’avait jamais eu accès à un ordinateur.

Chaque enfant a reçu la tablette éteinte sur son bureau, sans instructions. Samuel et Matthew sont ensuite allés se parler en avant de la classe, faisant dos aux enfants.

Les élèves semblaient surpris et intrigués par le dispositif reçu.

Les enfants ont compris comment utiliser la tablette et accéder à l’information, sans instruction ni interaction avec les adultes.

 Au bout de 30 secondes, un des élèves a trouvé comment allumer sa tablette. Au bout d’une minute, elles étaient toutes allumées et les enfants prenaient des photos et des vidéos. Ils ont pris des photos de tout, y compris des uns et des autres en train de prendre des photos! Certains ont compris comment modifier les images et les mettre ensemble dans un collage. Ils ont expérimenté avec les options portrait et paysage et ont appris que, s’ils tournaient la tablette, l’image changeait de sens. Cette activité était si intense. Les enfants prenaient la pose et riaient tellement que nous avons tous pensé qu’ils ne feraient que cela de toute la session.

Mais, après 15 minutes, un des élèves regardait une vidéo de Fantastic Phonics (FP). Il avait réussi à se connecter à RACHEL et avait sélectionné FP. En quelques minutes, une vague d’étudiants après l’autre était connectée, d’une section de la classe à l’autre. Au bout de 20 minutes, certains enfants étaient même sur Wikipédia.

Au bout de 24 minutes, j’ai vu un étudiant essayer de se connecter au service de messagerie. Moins de 10 minutes plus tard, nous avons entendu la première vidéo TED Talk, puis une autre. À ce moment, les élèves changeaient de place, s’entraidaient, parlaient aux élèves des autres écoles, partageaient ce qu’ils avaient appris. Des rires résonnaient dans la salle. Un jeune homme était tellement impressionné par les possibilités de la tablette qu’il se lançait dans une petite danse de célébration chaque fois qu’il réussissait quelque chose de nouveau!

Certains enfants se tenaient debout à ce moment; certains avaient un ami qui prenait la pose à l’extérieur pendant qu’ils le prenaient en photo. S’ils devaient quitter la pièce pour aller aux latrines, ils posaient doucement la tablette sur leur bureau. Chaque étudiant a manipulé la tablette avec soin. Certains ont prétendu qu’il s’agissait d’un téléphone cellulaire et l’ont mise à l’oreille, faisant semblant de parler.

Pas une fois, aucun des étudiants n’a demandé à un adulte de l’aide ou des conseils. Ils se parlaient les uns les autres pour obtenir de l’aide ou pour voir ce qui se passait lorsqu’ils entendaient de nouvelles voix à partir des vidéos ou pour voir des images intéressantes.

À 16h40, Samuel a dit aux élèves que la session était terminée et leur a demandé de retourner à leurs sièges. Il leur a alors dit d’éteindre les tablettes sans plus d’instructions. Comme chaque enfant était capable de l’éteindre, il a soulevé la tablette dans la main pour montrer que cela avait été fait. Les tablettes ont ensuite été ramassées. Trente tablettes dûment retournées et couvertes d’empreintes digitales!

Samuel, Matthew et Balla Musa ont ensuite demandé aux élèves ce qu’ils avaient pu faire : prendre des photos, prendre des vidéos, lire, faire des mathématiques, jouer à des jeux, lire la Bible (je ne savais pas que c’était sur RACHEL), regarder des films, etc. Lorsqu’on leur a demandé s’ils voulaient revenir la semaine prochaine, ils ont crié en chœur très fort : « OUI! »

Y avait-il quelque chose qu’ils n’aimaient pas? Très vite, ils ont répondu qu’ils aimaient tout. Qu’ont-ils apprécié le plus sur les tablettes? « Nous aimons apprendre par nous-mêmes, tranquillement. Il n’y avait pas de hurlements ni de menaces. » Ce sont les mots exacts des élèves. Et, rappelez-vous, leurs professeurs étaient assis dans la pièce et les entendaient. C’était un autre groupe d’enfants de l’heure d’avant. Ils souriaient toujours et riaient.

J’étais dépassée. J’étais sûre que les gamins prendraient un certain temps simplement pour allumer les tablettes. Une fois qu’elles étaient allumées, ils ont intuitivement essayé de toucher l’écran avant de comprendre qu’ils pouvaient faire glisser d’un côté à l’autre et de haut en bas. Ils étaient déterminés à essayer toutes les combinaisons possibles de boutons, clics et autres fonctions afin de découvrir quelque chose de nouveau.

La plupart de la classe travaillait naturellement en petits groupes, se déplaçant à volonté pour obtenir ou donner de l’aide à quelqu’un et jeter un œil à ce que les autres avaient trouvé. Mais, quelques étudiants – environ 10% – travaillaient seuls, totalement absorbés par ce qu’ils faisaient, bougeant à peine pendant tout ce temps.

Balla Musa a demandé aux enseignants ce qu’ils en pensaient. On leur avait donné des ordinateurs sans instructions alors que les enfants étaient sur les tablettes. Un seul des enseignants avait une certaine expérience en informatique. Ils ont réussi à se rendre sur FP et ont été complètement fascinés par leurs découvertes. Ils nous ont dit qu’ils ont vu la grande valeur du contenu disponible, lequel pourrait les aider dans leur enseignement, et qu’ils souhaitaient y avoir accès. Balla Musa, avec un tact et une diplomatie extraordinaires, a répondu que cela serait pris en considération, mais que, comme ils en conviendraient, ces tablettes étaient d’abord et avant tout pour aider leurs étudiants.

Après que les étudiants et les professeurs soient partis, j’ai parlé à l’équipe CAUSE. À l’écoute du premier son d’une tablette allumée, Samuel et moi nous nous sommes regardés l’un et l’autre avec émerveillement. Tant lui que Matthew étaient stupéfaits de ce que nous venions de voir. Nous ne pensions pas que les enfants seraient capables d’aller si loin aussi vite – en particulier d’être en mesure de se connecter à RACHEL, ce qui nécessite quelques commandes à exécuter dans un certain ordre. Balla Musa a admis qu’il n’était pas certain que toutes les recherches que j’avais expliquées au sujet de l’impact de l’apprentissage autodirigé sur les compétences non cognitives soient vraies. Il affirme maintenant comprendre exactement ce dont nous parlons.

Barb était également surprise de voir comment l’ambiance de la classe a changé et de constater tout ce que les enfants pouvaient accomplir. Tout le monde a noté qu’ils n’ont jamais demandé notre aide!

Je ne pense pas que j’aurais cru en la transformation de ces enfants en une heure si je ne l’avais pas constatée de mes propres yeux. Ils ont tellement faim d’apprendre et sont aussi curieux que tous autres enfants dans le monde. Ils sont intelligents, intéressés et capables et crient pratiquement pour avoir la chance d’apprendre dans un environnement paisible, à leur propre rythme en faisant ce qu’ils veulent. Et, plus que tout, j’ai vu des enfants passer un moment merveilleux! Nous sous-estimons trop ce que ces enfants sont capables de faire.

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Investir dans l’éducation grâce à vous!

La Fondation 60 millions de filles se consacre à la scolarisation et à l’apprentissage des enfants, en particulier des filles. La qualité de l’éducation offerte est cruciale pour nous. Y avoir accès n’est tout simplement pas suffisant. Dans cette optique, notre équipe d’évaluation de projets s’efforce de s’assurer que les projets que nous choisissons ultimement atteignent cet objectif; c’est l’une des tâches les plus importantes que nous accomplissons chaque année.

Investir 100 000 $ dans un projet est important pour nous. Donc, nous voulons nous assurer d’avoir le plus grand impact possible avec cet argent, votre argent, qui est donné. Et il nous fait toujours plaisir de vous faire part de ce que nous avons accompli jusqu’à présent:

En effet, depuis notre fondation il y a 10 ans, nous avons investi 2,4 millions de dollars dans 20 projets qui ont aidé plus de 20 000 enfants dans 14 pays, de l’Afghanistan au Zimbabwe. Pour avoir un aperçu de tous les projets que nous avons soutenus, cliquez ICI.

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Nous sommes vraiment fiers de la portée de nos investissements, tant sur le plan géographique que sur le plan des diverses populations d’enfants vulnérables que nous avons rejoints.

Les projets que nous avons appuyés ont eu des répercussions sur des enfants des communautés autochtones, des orphelins du VIH/sida, des enfants handicapés, des enfants qui vivent dans des villages et des zones rurales touchés par les changements climatiques, des filles victimes de discrimination basée sur la caste ou l’origine ethnique, ainsi que sur des enfants qui vivent quotidiennement dans l’extrême pauvreté.

COMMENT CHOISIR?

Chaque automne, nous recevons 10 à 15 propositions de partenaires potentiels, tous des organismes de bienfaisance canadiens enregistrés.

Il est difficile de choisir les projets à soutenir, mais nos critères stricts et notre système de notation nous aident à rester concentrés sur nos objectifs et à toujours faire en sorte que les filles représentent au moins la moitié des enfants visés par les projets que nous finançons.

Soutenir l’éducation des filles demeure important. Car, même si les disparités entre les sexes ont diminué avec l’augmentation de la fréquentation scolaire – alors qu’environ 90% des enfants, sont inscrits à l’école primaire à l’échelle mondiale – lorsqu’une fille est déscolarisée ou tire de l’arrière sur le plan académique par rapport à son groupe de pairs, la probabilité qu’elle retourne en classe, ou commence l’école, est beaucoup plus faible que pour les garçons dans la même situation.

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Donc, nous nous concentrons sur les filles et sur la qualité de l’éducation qui leur est prodiguée. Nous voulons nous assurer que les enfants qui fréquent l’école apprennent réellement. C’est important pour leurs parents comme pour toute personne qui souhaite constater les bénéfices réels du temps passé en classe. Enfin, lorsque des enfants n’ont pas accès à l’école à cause d’un conflit ou d’une autre problématique locale, nous cherchons des projets qui leur permettent de les rattraper.

Cela signifie que notre équipe Recherche & Développement est toujours à la recherche de moyens novateurs pour faciliter l’apprentissage des enfants dans le besoin. Il existe de nombreuses technologies et plateformes pédagogiques qui nous permettent de renouveler nos façons d’atteindre les enfants isolés, souvent issus de communautés rurales éloignées, et qui ont peu accès à des manuels scolaires traditionnels et même parfois à des enseignants formés.

Au cours de la dernière année, nous avons travaillé fort à recueillir des fonds pour notre projet actuel de mentorat par les pairs et d’apprentissage autodirigé à Kabala, au nord de la Sierra Leone, en partenariat avec CAUSE Canada. Certaines de ces nouvelles technologies y seront utilisées. Vous pourrez en apprendre davantage à ce sujet ICI.

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La relation que nous entretenons avec nos partenaires est essentielle à notre travail. Nous avons collaboré avec WE Canada (anciennement Free The Children), la Fondation Stephen Lewis, CARE, Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), War Child et d’autres organisations.

En cours d’année, nous faisons le suivi de nos projets. Nous demandons à nos partenaires de fournir régulièrement des rapports d’avancement pour connaître les résultats de votre investissement : Sommes-nous sur la bonne voie et avons-nous obtenu les résultats escomptés? Notre partenaire atteint-il ses propres objectifs de rendement?

De plus, Wanda Bedard, présidente-fondatrice de 60 millions de filles visite souvent le site des projets (à ses propres frais). En fait, elle est allée en Sierra Leone le mois passé.

Nous comptons sur vous pour accomplir notre mission. Votre soutien fait une différence.

Pour faire un don à la Fondation des 60 millions de filles, cliquez ICI.

Merci !

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Six Obstacles à L’Éducation dans les Pays en Développement

Partout dans le monde, les enfants souhaitent aller à l’école. Malheureusement, 124 millions d’enfants et d’adolescents dans les pays en développement sont confrontés à des obstacles à l’obtention d’une éducation de qualité. Pour certains, un obstacle particulier se dressera sur leur chemin. Pour d’autres, ce sont plusieurs obstacles qui les empêcheront de s’asseoir sur les bancs d’école.

Quels sont les obstacles?

Obstacle 1: Grandir dans une famille pauvre

La pauvreté est le facteur le plus répandu empêchant les enfants d’aller à l’école. Les familles pauvres ont plus de difficulté à payer les frais de scolarité, les uniformes et les manuels scolaires pour tous leurs enfants. Un enfant qui va à l’école ne peut pas travailler pour aider la famille et consacre moins de temps aux tâches ménagères comme celle de la corvée d’eau. Les données montrent que les enfants des ménages parmi les 20% plus pauvres sont quatre fois plus susceptibles de ne pas être scolarisés que ceux des ménages les 20 % plus riches. Ils sont aussi beaucoup moins de chance de terminer l’école primaire. Cette barrière à l’éducation renforce le cycle de la pauvreté, faisant en sorte que les pauvres restent pauvres.

Barrière 2: Être une fille

Mondialement, nous sommes plus près que jamais de l’égalité des sexes en matière de scolarisation. Sur les 124 millions d’enfants et adolescents qui ne vont pas à l’école, 63 millions sont des filles, soit un peu plus de la moitié. Mais, il y a encore du chemin à parcourir alors qu’on retrouve beaucoup d’enfants non scolarisés au sein des communautés et des groupes défavorisés, ce qui fait mentir la moyenne mondiale. En creusant davantage, nous constatons que des stéréotypes de genre très ancrés persistent : en effet, deux fois plus de filles que de garçons hors des bancs d’école n’auront jamais la chance d’y prendre place. Comme le démontre le graphique ci-dessous, cette inégalité est plus prononcée en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et de l’Ouest et dans les États arabes.

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Barrière 3: Habiter en zone rurale

Un enfant qui grandit dans une communauté rurale est désavantagé quant aux possibilités d’éducation et de l’écart entre la scolarisation des enfants en zones rurales et urbaines peut être très grand.

Barrière 4: Vivre dans une zone de guerre

La cohorte d’enfants vulnérables non scolarisés a augmenté au cours des dernières années, en grande partie en raison de la croissance du nombre et de l’intensité des conflits dans le monde. En fait, environ la moitié de tous les enfants non scolarisés vivent dans des zones de conflit. À elle seule, la guerre en Syrie seule a décimé les possibilités d’éducation de toute une génération d’enfants.

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Barrière 5: Avoir un handicap

Les recherches menées par l’UNESCO montrent que, dans les pays à revenu moyen, les personnes en âge de travailler et ayant un handicap étaient environ un tiers moins susceptibles d’avoir terminé l’école primaire. Environ 93 millions d’enfants vivent avec un handicap, et ce, de façon disproportionnée dans les pays pauvres.

Barrière 6: Être issu d’une minorité ethnique, linguistique ou religieuse

Un enfant qui parle langue minoritaire est susceptible de moins bien apprendre lorsque la langue d’enseignement n’est pas sa langue maternelle. Cette situation engendre davantage de décrochage scolaire et contribue à la marginalisation ainsi qu’à l’exclusion des minorités.

Ainsi, de nombreux enfants sont confrontés à des barrières à l’éducation qui se chevauchent. Une fille pauvre vivant en milieu rural en Afrique subsaharienne est donc parmi les moins susceptibles à travers le monde d’aller à l’école primaire et de terminer ses études.

Nous croyons que tous les enfants ont le droit d’aller à l’école, indépendamment de leur sexe, de leur richesse ou de leur lieu de naissance.

Votre soutien à la Fondation 60 millions de filles peut aider à réduire ces obstacles. Chaque année, nous finançons un projet éducatif novateur en vue de permettre aux filles d’aller à l’école. Cette année, nous travaillons avec CAUSE Canada en Sierra Leone.

 

Éduquer les Enfants les plus Vulnérables du Monde

Chaque jour, il semble, nous entendons parler des enfants privés d’éducation. Les raisons varient énormément et incluent la guerre et les conflits, le mariage précoce, le sexe et les effets écrasants de la pauvreté. Avec 124 millions d’enfants et adolescents non scolarisés, l’ampleur du problème peut sembler intimidante. De plus, l’éducation de mauvaise qualité offerte à un grand nombre d’élèves signifie que beaucoup d’enfants peinent à acquérir les compétences de base en littératie et en numératie, lesquelles sont nécessaires pour aller de l’avant dans la vie. Beaucoup de travail est à faire pour s’assurer que chaque enfant a la chance d’aller à l’école et d’apprendre. À la Fondation 60 millions de filles, nous travaillons à découvrir de nouvelles façons de rejoindre efficacement certains de ces enfants les plus vulnérables en soutenant des projets innovants qui visent un maximum d’impact.

Pour atteindre nos objectifs, nous investissons une énorme quantité de temps et d’énergie dans le choix de nos projets et la liaison avec les partenaires internationaux afin de trouver du matériel d’apprentissage et des modes de distribution efficaces.

Les besoins sont énormes et nos ressources sont limitées. Nous en voulons le plus possible pour notre argent et nous visons un impact le plus grand et le plus durable qui soit. Nos investissements ont ainsi un «effet multiplicateur». Chaque dollar investi maintenant génère des bénéfices encore plus grands. La durabilité de nos investissements est cruciale, car les générations futures doivent pouvoir en bénéficier maintenant.

Le nombre d’enfants non scolarisés a diminué de façon importante de 2000 à 2007, avant de se stabiliser par la suite à un niveau qui demeure tout de même élevé. Les données récentes démontrent une légère augmentation du nombre d’enfants non scolarisés. Si nous continuons sur cette voie avec des améliorations marginales qui peinent à suivre la croissance de la population, il faudra près de 70 ans avant que tous les enfants puissent terminer une éducation de niveau secondaire de base. Cela n’est tout simplement pas acceptable. Il est nécessaire de considérer une nouvelle approche. La question est de savoir COMMENT atteindre ces enfants.

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Heureusement, du matériel éducatif d’accès libre et gratuit (open source) et de nouvelles technologies mobiles ouvrent la porte à une myriade de possibilités. Notre équipe de recherche a analysé les meilleures pratiques et les moyens les plus efficaces pour intégrer ces technologies dans le processus d’apprentissage.

Notre projet en Sierra Leone cette année permettra aux filles et aux garçons d’une communauté éloignée d’avoir accès à distance au matériel d’apprentissage hors ligne KA Lite et Fantastic Phonics après les heures de classe. Nous voulons que le programme soit amusant afin d’allumer et de maintenir la passion de l’apprentissage chez les enfants. De plus, grâce à un partenariat avec l’Université McGill, nous allons mesurerons les résultats du projet afin de mieux comprendre l’impact de nos investissements et leur applicabilité à différents groupes d’enfants non scolarisés.

Vous pouvez aider. Les enfants sont le futur. Contribuez à ce que chaque enfant reçoive une éducation de qualité.

Focus Global sur la Qualité de l’Éducation dans les Pays en Développement

QUALITÉ VS ACCÈS: Combien d’enfants reçoivent une éducation de qualité?

Les Objectifs du Millénaire pour le développement, en vigueur de 2000 à 2015, ont permis à de nombreux d’enfants de s’instruire. L’UNESCO estime qu’on compte aujourd’hui 4 millions d’enfants et d’adolescents déscolarisés de moins dans le monde qu’il y a 15 ans.

Toutefois, l’augmentation du nombre d’étudiants sur les bancs d’école a laissé certains pays pauvres aux prises avec des classes surchargées. Devant cette situation, combinée à une pénurie persistante d’enseignants qualifiés, on peut se poser la question: Combien d’enfants reçoivent réellement une éducation de qualité?

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Cliquez sur ce lien pour plus d’informations sur la pénurie d’enseignants.

L’ACCÈS À L’ÉDUCATION NE SUFFIT PAS

Il n’est plus suffisant de promouvoir l’accès à l’éducation. Si l’Objectif du millénaire pour le développement portant sur l’éducation prônait un accès universel à l’éducation primaire, l’Objectif de développement durable pour l’éducation vise quant à lui à «Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. » Ainsi, à l’avenir, le mot d’ordre de l’agenda mondial pour l’éducation (Education 2030) est « QUALITÉ », tel que promu par la nouvelle campagne du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (EPT) : #EducationWeWant.

L’ONU a défini sept objectifs cibles en vue d’améliorer la qualité de l’éducation dans les pays en développement. Pour savoir si nous les atteignons, nous devons mesurer la situation sur le terrain. À cette fin, l’UNESCO et UNICEF développent des indicateurs en vue d’évaluer l’impact de l’éducation et sa qualité, laquelle est actuellement vaguement définie comme « la maîtrise de compétences en littératie et en numératie pour les enfants qui vont actuellement à l’école ».

De son côté, la Fondation 60 millions de filles s’efforce de cibler des projets éducatifs dans les pays où les besoins sont importants et où les enfants marginalisés et vulnérables ont un accès limité à l’éducation. Veiller à ce que notre financement conduise à une éducation de meilleure qualité pour ceux-ci est un aspect fondamental de notre approche. Accéder aux bancs d’école ne suffit plus. Les enfants ont également besoin d’avoir accès à du matériel d’apprentissage et à des enseignants qualifiés en vue d’optimiser leur potentiel.

Gardez un œil sur notre prochain article portant sur l’équité dans l’accès à l’éducation. Nous croyons que tous les enfants ont le droit d’aller à l’école, mais que, pour certains, les obstacles à l’éducation sont encore trop élevés.